Preuves et crédibilité de la demande de statut de réfugié

Documents

United Kingdom: Asylum and Immigration Tribunal / Immigration Appellate Authority, 3 December 2002, FS (Camps – Vulnerable Group – Woman) Sierra Leone v. Secretary of State for the Home Department, CG [2002] UKIAT 05588 [Abduction | Country of origin information (COI) | Credibility assessment | Evidence (including age and language assessments / medico-legal reports) | Freedom from torture, inhuman and degrading treatment | IDP camps | Mental health | SGBV | Women-at-risk]

Canada, Commission de l’immigration et du statut de réfugié, Section de la protection des réfugiés, Evaluation de la crédibilité lors de l’examen des demandes d’asile, Services juridiques, 31 janvier 2004

United Kingdom: Asylum and Immigration Tribunal / Immigration Appellate Authority, 29 October 2004, KK IH HE (Palestinians – Lebanon – Camps) Jordan v. Secretary of State for the Home Department, CG [2004] UKIAT 00293 [Discrimination as persecution – Country of origin information (COI) – Credibility assessment – Evidence (including age and language assessments / medico-legal reports) – Freedom from torture, inhuman and degrading treatment – Palestinian – Persecution based on political opinion – Protection of camps – Refugee camps – Refugee status determination (RSD) / Asylum procedures – Statelessness]

Cour EDH, 9 décembre 2004, I.I. v. The Netherlands, Decision as to the admissibility, no. 2035/04

France, CRR, SR, 4 mars 2005, Mlle T., n° 489014, in CRR, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Commission des recours des réfugiés. Année 2005, p. 37 [Appréciation des documents et garanties d’authenticité]

France, CRR, SR, 27 mai 2005, Mme A. épouse A., 487613, in CRR, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Commission des recours des réfugiés. Année 2005, p. 83 [Appréciation des documents et garanties d’authenticité]

France, CRR, SR, 29 juillet 2005, Mlle T., n° 519803, in CNDA, Les grandes décisions du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile sur l’asile, mise à jour avril 2009 [Appréciation des documents et garanties d’authenticité]

France, CRR, 14 septembre 2005, I., 494442, in CRR, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Commission des recours des réfugiés. Année 2005, p. 22 [Allégations confuses et peu crédibles]

France, CRR, 5 juin 2006, F., 527408, in CRR, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Commission des recours des réfugiés. Année 2006, p. 116 [sur le caractère crédible des déclarations]

France, TA Cergy-Pontoise, 26 octobre 2006, Y., 0609563, in CRR, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Commission de recours des réfugiés. Année 2006, p. 134

France, CRR, 5 décembre 2006, Mme K., 526855, in CRR, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Commission de recours des réfugiés. Année 2006, p. 80 [absence d’éléments crédibles]

France, CRR, 15 février 2007, Mme K. veuve H., 564776, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile. Année 2007, p. 91 [déclarations non crédibles]

France, CRR, SR, 1 juin 2007, M. Sall Oumar Bocar, n° 561440

France, CRR, 4 juin 2007, M., 577192, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile. Année 2007, p. 102.

France, CNDA, 21 février 2008, M., 527349, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile. Année 2008, p. 82 [Les déclarations ne peuvent être tenues pour crédibles et absence de crédibilité témoignage]

France, CNDA, 9 avril 2008, K., 552782, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile. Année 2008, p. 80 [Le requérant n’est pas crédible lorsqu’il affirme…]

France, CNDA, 10 avril 2008, M., 590386, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile. Année 2008, p. 60

France, CNDA, 5 juin 2008, Mlle D., 580855, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile. Année 2008, p. 38.

France, CNDA, 7 novembre 2008, Y., 622838, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile. Année 2008, p. 64 [Crédibilité des déclarations faites en séance]

France, CNDA, 3 décembre 2008, B., 629222, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile. Année 2008, p. 90 [Absence de crédibilité des déclarations « et » en contradiction avec les informations en la possession de la Cour]

France, CNDA, 12 février 2009, K., 598383, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile. Année 2009, p. 122

France, CNDA, 26 mars 2009, Mme A. ép. K., 618814, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asileannée 2009, p. 107

France, CNDA, 2 juillet 2009, Mme A. ép. R., 636370/0816840, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asileannée 2009, p. 24 

France, CNDA, 15 juillet 2009, N. alias N., 549950/05024108, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asileannée 2009, p. 116

France, CNDA, 9 octobre 2009, Mme G. vve A., 09007521/702111, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asileannée 2009, p. 29

France, CNDA, 29 octobre 2009, M., 0809458/628991, in CNDA,Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asileannée 2009, p. 139

France, CNDA, 15 décembre 2009, N., 640911/08021370, in CNDA,Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asileannée 2009, p. 33

France, CNDA, 9 avril 2010, M. H., n° 09013398, C+, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2010, pp. 21 et 110

France, CNDA, 7 mai 2010, M. M., n° 09019491, C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2010, p. 46

France, CNDA, 18 octobre 2010, M. B., n° 08010581, C+, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2010, pp. 159 et 163

UNHCR, Guide et principes directeurs sur les procédures et critères à appliquer pour déterminer le statut des réfugiés au regard de la convention de 1951 et du protocole relatifs au statut des réfugiés, rééd., Genève, 2011

France, CNDA, 11 janvier 2011, M. K., n° 10004142 C+, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 138

France, CNDA, 1erfévrier 2011, M. M., n° 09023450 C, in CNDA, Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 50

France, CNDA, 1erfévrier 2011, M. M., n° 10003262 C+, in CNDA, Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 40

France, CNDA, 1erfévrier 2011, M. R., n° 10007041 C, in CNDA, Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 51

France, CNDA, 23 mars 2011, M. S., n° 10000301 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 177

France, CNDA, 23 mars 2011, Mlle P., n° 10010340 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, pp. 30 et 176

France, CNDA, 23 mars 2011, M. M., n° 10011669 C, in CNDA, Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 178 

France, CNDA SR, 30 mars 2011, M. O., n° 09009538 R, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 14

France, CNDA SR, 30 mars 2011, M. L., n° 10012804 R, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 17

France, CNDA, 29 avril 2011, Mlle S., n° 0908475 C+, in CNDA, Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 197 : « la requérante s’est montrée peu crédible sur les conditions dans lesquelles elle a obtenu la copie du jugement litigieux »

France, CNDA, 9 mai 2011, M. A., n° 10007432 C+, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 165

France, CNDA, 7 juin 2011, Mlle D., n° 11000677 C, CNDA, 24 juin 2011, Mlle M., n° 10011134 C+, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 175

France, CNDA, 15 juin 2011, M. S., n° 10002739 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 59

France, CNDA, 22 juin 2011, M. Z., n° 10008698 C, CNDA, 24 juin 2011, Mlle M., n° 10011134 C+, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 174

France, CNDA, 24 juin 2011, Mlle M., n° 10011134 C+, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 37 [Absence de crédibilité des déclarations]

France, CNDA, 24 juin 2011, M. V., n° 10025142 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 173

France, CNDA, 27 juin 2011, M. A., n° 10025243 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 172

France, CNDA, 28 juin 2011, Mlle N., n° 10013523 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 164

France, CNDA, 4 juillet 2011, M. K., n° 11002234 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 90 [« le requérant est apparu tout à fait crédible »]

CNDA, 8 juillet 2011, M. N. et Mme B., n°s 10020986 et 10020985 C, in CNDA, Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 170[Absence de crédibilité des allégations]

France, CNDA, 13 juillet 2011, Mlle R., n° 11002976 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 169 

France, CNDA, 22 juillet 2011, M. M., n° 11002555 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 112

France, CNDA, 29 juillet 2011, M. B., n° 09004056 C, in CNDA, Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 88

France, CNDA, 1 septembre 2011, M. R., n° 10005060 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 25 

France, CNDA, 1erseptembre 2011, MMe F. ép. G. et Mlle G., n° 10018546 et 10018545 C+, in CNDA, Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, pp. 20 et 94

France, CNDA, 6 septembre 2011, M. E., n° 10005808 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 145 [Absence de crédibilité des déclarations]

France, CNDA, 7 octobre 2011, Mme C. épouse R., M. R. et Mme O., n°s 10018389, 10018390 et 11001480 C, in CNDA, Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, pp. 66 et 168 [Crédibilité des explications et allégations]

France, CNDA, 11 octobre 2011, M. M., n° 10018440 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 194[Doute sur la crédibilité des allégations du demandeur]

France, CNDA, 17 octobre 2011, M. A. et Mme K., n°s 10026678 et 10026679 C, in CNDA, Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, pp. 13, 18 et 130 [Question de la crédibilité des craintes]

France, CNDA, 26 octobre 2011, M. S., n° 10020233 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 44

France, CNDA SR, 16 novembre 2011, M. B., n° 10018108 R, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 118 [Question de la crédibilité des explications à l’absence de pièces]

France, CNDA, 22 novembre 2011, Mlle S. et Mlles S., n°S 11005782-11005283-11005784 C, in CNDA, Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 163

France, CNDA, 6 décembre 2011, M. I., n° 10014617 C, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 42

France, CNDA, 8 décembre 2011, M. A., n° 10026740 C+, in CNDA,Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2011, p. 161

Directive 2011/95/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire, et au contenu de cette protection (refonte), JOUE, 20 décembre 2011, L 337/9

CNDA, 11 janvier 2012, M. S., n° 11011903 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 81 : « Considérant toutefois, que les explications données par le requérant lors de son audition devant la Cour sont apparues peu circonstanciées s’agissant de ses activités professionnelles mais également peu personnalisés et peu crédibles s’agissant des menaces et agissements dont il aurait été victime de la part des Talibans ; que la conviction de la Cour n’a, en tout état de cause, pas été emportée quant à la réalité des faits présentés comme étant à l’origine de son départ du pays ; qu’en particulier, en l’absence de déclarations convaincantes, les attestations de ses employeurs de même que le certificat d’études d’anglais et d’informatique produits, sont insuffisants pour attester la réalité des persécutions invoquées ; qu’ainsi, ni les pièces du dossier ni les déclarations faites en séance publique devant la Cour ne permettent de tenir pour établis les faits allégués et pour fondées les craintes énoncées de ce fait ».

France, CNDA, 2 février 2012, Mme A. épouse K., n° 11024375 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 92 [la demanderesse n’apporte aucun élément tangible à l’appui de ses dires ; ses propos, alléguant sa situation difficile, sont demeurés confus et généraux ; que la seule évocation du contexte général ne suffit pas à établir les raisons d’un risque de persécution. Dans ces conditions, ni l’instruction ni les déclarations de la requérante ne permettent d’établir un défaut de protection]

France, CNDA, 9 février 2012, M. H., n° 10015626 C+, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 103 [Si les fonctions de l’intéressé au sein du mouvement sadriste et son itinéraire personne doivent être tenus pour établis, les déclarations qu’il a produites à l’appui de écrits, lors des entretiens avec des officiers de protection et lors de l’audience sont apparues « fluctuantes » tant sur les motifs que sur les circonstances de sa mise à l’écart du mouvement. Il est ensuite affirmé qu’invité à apporter des explications sur sa participation à une conférence en Turquie citée par la documentation jointe au mémoire e défense dont il a eu communication, le demandeur « s’est limité à nier toute participation sans avancer plus d’explications » ; plus loin, les tentatives d’assassinat évoquées s’étant produites dans un contexte troublé et les déclarations de l’intéressé sur ce point « n’ayant pas emporté sa conviction », la cour n’a pu que conclure qu’il était insuffisamment avéré qu’il était visé personnellement.. De même, si un rapport le présentait comme un dissident du mouvement, , ce rapport de l’International Crisis Group « n’est pas suffisamment probant » en ce qu’il se limite à rapporter un témoignage qu’aucune autre source ne venait corroborer. Les craintes ne sont pas fondées puisque la Cour n’a pas pu conclure que l’intéressé aurait été frappé de disgrâce et les circonstances précises dans lesquelles il s’était éloigné du mouvement n’ayant pu être déterminées]

France, CNDA, 21 février 2012, M. N., n° 11009087 R, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 154 : « Considérant que, pour solliciter l’asile, M. N., qui est de nationalité bangladaise, soutient avoir adhéré au BNP le 20 octobre 2008 ; qu’en tant que capitaine de l’équipe de cricket du club de Tengra, il a été nommé le 13 mars 2009 secrétaire au sport de la section de Sarulia ; que le 15 mai 2009, une rixe a éclaté lors d’un tournoi de criquet, et qu’un joueur a été tué ; que le 17 mai 2009, une plainte pour ce meurtre a été déposée contre huit personnes, dont l’intéressé ; qu’après avoir échappé à trois arrestations de la police et du RAB, il a quitté son pays le 27 janvier 2010 ; Considérant, toutefois, que si les déclarations précises et convaincantes de l’intéressé et les attestations du BNP datées des 13 mars 2010, 10 novembre 2010 et 15 décembre 2010, permettent de tenir pour établi son poste de secrétaire au sport au sein du BNP, les persécutions dont il aurait été victime en raison de son engagement politique n’ont pas emporté la conviction de la Cour ; que ses déclarations se sont en effet révélées confuses s’agissant des circonstances et des motifs de son implication dans une procédure pour meurtre en mai 2009 ; qu’en particulier, il n’a pas été en mesure d’expliquer les raisons pour lesquelles la police aurait refusé d’enregistrer la plainte déposée par le père de la victime ; que par ailleurs, les circonstances dans lesquelles il aurait échappé, à trois reprises, à une arrestation, ont été relatées en termes sommaires et peu circonstanciés, et sont apparues peu crédibles ; qu’en outre, les recherches dont il aurait fait l’objet, avant son départ du Bangladesh, n’ont pu donner lieu à des explications circonstanciées et pertinentes ; qu’enfin, les documents judiciaires produits, et présentés comme étant un premier rapport d’informations du 17 mai 2009, un mandat d’arrêt et un acte d’accusation datés du 5 novembre 2009, et un ordre en date du 29 août 2010, ne présentent pas de garanties suffisantes d’authenticité ; que l’attestation médicale établie le 14 mai 2009, ainsi que l’article de presse paru dans le quotidien « Ittefaq » le 17 mars 2010, ne permettent pas d’infirmer cette analyse, en l’absence de déclarations convaincantes ; qu’il résulte de ce qui précède que ni les pièces du dossier ni les déclarations faites en séance publique devant la Cour […] ».

France, CNDA, 28 février 2012, M. M. M., n° 11001336 C+, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 74 : « qu’il résulte de l’instruction, et notamment des déclarations précises et circonstanciées faites en séance publique devant la Cour, que la circonstance que M. M. M. est de nationalité somalienne, qu’il appartient au sous-clan Ajuran et qu’il est originaire de Mogadiscio peut être établie, ses déclarations relatives aux circonstances dans lesquelles il aurait été victime de tentatives de recrutement forcé au sein du groupe d’insurgés d’Al-Shabab, aux conditions dans lesquelles il aurait fait l’objet d’un enrôlement volontaire au sein des forces armées du Gouvernement fédéral de transition (T.F.G.), et aux modalités dans lesquelles il aurait déserté son poste, sont apparues dénuées de précisions suffisantes et, par suite, dépourvues de crédibilité ; qu’ainsi, les persécutions alléguées tant en raison des opinions politiques qui lui auraient été imputées par des membres de la milice Al-Shabab, que de l’acte de désertion revendiqué par l’intéressé ne peuvent être tenues pour établies ».

France, CNDA, 15 mars 2012, Mme U. épouse B., n° 11012364 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 38, la séance ayant été tenue à huis clos : « la convention de Genève, ni au regard des dispositions de l’article L. 712-1 du code susvisé ; qu’ainsi, l’intéressée n’a pas été en mesure de décrire l’organisation de la fonction publique rwandaise, ni de préciser la catégorie et la classification des divers emplois dont elle soutient avoir été la titulaire, ou encore les règles relatives au recrutement et le contenu de la prestation de serment, conformément à la loi n° 22/2002 du 19 juillet 2002 portant statut général de la fonction publique rwandaise, alors qu’elle a soutenu dans le même temps avoir été titulaire des emplois de secrétaire exécutif du secteur Musenyi, de directrice de la bonne gouvernance dans le district de Bugesera et de directrice des ressources humaines dans ce même district, postes au demeurant confiés à des fonctionnaires rwandais de haut grade et dont il apparaît à tout le moins peu vraisemblable qu’ils ne requièrent pas la maîtrise d’informations dont la requérante n’a pu faire état ; qu’en outre, ses déclarations se sont avérées peu concluantes quant aux critiques qu’elle aurait formulées à l’encontre du F.P.R. et surprenantes au regard de son parcours de fonctionnaire et au sein de ce parti ; que par ailleurs, son soudain et bref militantisme au sein du P.S. Imberakuri n’a pas permis d’expliquer son élection soudaine au poste de présidente de ce parti pour le district de Bugesera, ni même l’absence de soutien des membres de son parti lors de son arrestation par la police et de son exil forcé du pays, quand il résulte de l’instruction que le P.S. Imberakuri, seul parti d’opposition autorisé dans le pays, fait régulièrement état sur son site Internet des pressions et persécutions dont sont victimes ses membres et organise des actions pour ses cadres arbitrairement licenciés et arrêtés, tel que se prévaut être l’intéressée pour laquelle il n’est pourtant fait aucune référence dans les sources publiques disponibles ; qu’en l’absence, donc, de crédibilité du parcours de l’intéressée, dont résulterait intrinsèquement les persécutions invoquées de la part de membres du F.P.R., de l’armée et plus généralement des autorités rwandaises, il ne peut être conclu au bien fondé de ses craintes exprimées ; qu’en particulier, les copies des trois attestations de service pour les diverses fonctions qu’elle aurait exercées au sein de la fonction publique en date des 4 septembre 2006, 25 janvier 2008 et 5janvier 2009, la copie du diplôme de licence délivré le 19 novembre 2006, la lettre de licenciement en date du 13 novembre 2009, le rapport de psychologue en date du 21 juillet 2010,le bulletin de sortie de l’hôpital en date du 27 juillet 2010, la copie du contrat d’accompagnement social pour la recherche de sa famille du 10 août 2010, l’attestation de polyclinique en date du 12décembre 2011, les neuf ordonnances et certificats médicaux en date du 29 décembre 2009, des24 et 27 août 2010, des 7 septembre, 19 octobre et 23 décembre 2010 ainsi que du 17 janvier et du 23 décembre 2011, le témoignage d’un ressortissant belge du 2 janvier 2012 ainsi que ses documents d’état civil et le message de son époux du 21 février 2012 sont insusceptibles d’infirmer la présente analyse de la Cour ».

France, CNDA, 2 avril 2012, M. M. A., n° 11019873 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 145 : « Considérant, toutefois, que les pièces du dossier et les déclarations vagues et confuses faites en audience publique devant la Cour ne permettent pas de tenir pour établie la présence du requérant au Bangladesh à compter de l’année 2005 ; que l’intéressé, qui ne verse comme document d’identité qu’un certificat de naissance dépourvu de garanties suffisantes d’authenticité, a soutenu ne pas s’être vu délivrer de carte nationale d’identité alors qu’il résulte de l’instruction que de tels documents ont été établis au Bangladesh en vue des élections de décembre 2008 et qu’il affirme par ailleurs avoir un engagement politique laissant au moins supposer qu’il aurait dû participer à ce rendez-vous électoral ; qu’il semble par ailleurs méconnaître les évènements météorologiques marquants qui se sont produits au Bangladesh ainsi que la vie politique de ce pays ; que ses déclarations lacunaires et succinctes ne permettent pas de tenir pour établi l’engagement politique allégué ; que les faits relatifs à la relation que le requérant soutient avoir entretenue avec une jeune femme d’origine bouddhiste ainsi qu’à l’assassinat de celle-ci ont donné lieu à des propos sommaires et confus, dépourvus de crédibilité ; qu’interrogé sur les poursuites pour meurtre et pour détention d’armes dont il soutient être l’objet, l’intéressé s’est borné à inviter la Cour à lire les documents produits qu’il présente comme des pièces judiciaires, dont il est cependant apparu qu’il en méconnaît le contenu ; que les doutes de la Cour concernant l’authenticité de tels documents ne peuvent qu’être renforcés au vu de l’incapacité du requérant d’en faire quelque commentaire que ce soit ; que les persécutions liées à l’engagement politique allégué ne peuvent dès lors être tenues pour avérées ; que l’intéressé n’est pas parvenu à exposer de façon précise et convaincante les circonstances ainsi que les motifs de l’assassinat allégué de son père ; que le document produit et présenté comme étant un acte de décès est dépourvu de garanties suffisantes d’authenticité ».

France, CNDA, 11 avril 2012, M. M. J., n° 11028736 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 78 : « Considérant que si la nationalité et la provenance du requérant peuvent être tenues pour établies au regard de ses déclarations précises et convaincantes, même si un doute subsiste quant à sa résidence à Mogadiscio ces dernières années, en revanche, les déclarations invraisemblables et insuffisamment précises de l’intéressé ne permettent pas de croire à la réalité des activités qu’il soutient avoir exercées et des persécutions qu’il allègue avoir subies de la part de miliciens Al-Shabab ; que ses explications selon lesquelles il n’aurait pas rencontré de difficulté en lien avec son commerce entre l’ouverture de celui-ci en 2000 et l’attaque qu’il évoque en 2007 n’apparaissent pas crédibles dans le contexte qui prévalait dans la ville de Mogadiscio depuis l’année 1991 ; qu’interrogé sur ses conditions de détention durant trois mois, l’intéressé n’a pas été en mesure de produire des explications personnalisées et circonstanciées ; qu’ainsi, aucun élément ne permet de considérer que le requérant serait exposé à des persécutions pour l’un des motifs prévus par l’article 1er, A, 2, de la convention de Genève ».

France, CNDA, 3 mai 2012, Mme B., n° 11028043 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 144 : « Considérant toutefois, d’une part, que Mme B., entendue par la Cour lors de l’audience publique, n’a pas été en mesure d’apporter la moindre indication concernant les activités politiques alléguées de son époux ; que sa relation des évènements qui se sont déroulés dans le stade de Conakry le 28 septembre 2009 s’est limitée à l’exposé de généralités de notoriété publique ; que la description des circonstances de son arrestation et des menaces proférées par les policiers à son encontre en cas de non présentation de son époux au commissariat, comme la relation de son départ de la République de Guinée, sommairement exposées, sont apparues dénuées de toute crédibilité ; que, d’autre part, Mme B. invoque, pour la première fois devant la Cour, le risque pour sa fille cadette de subir une excision en cas de retour dans son pays alors que cette circonstance n’a à aucun moment été évoquée lors de son entretien à l’OFPRA, sa fille étant alors présente sur le territoire français ; que si la requérante fait valoir qu’elle ne disposait pas à ce moment-là de certificat médical concernant l’absence d’excision de son enfant, cette circonstance ne saurait expliquer le silence total de la requérante sur les menaces aujourd’hui alléguées ; qu’au demeurant Mme B. n’établit pas le risque encouru, lequel paraît d’autant moins crédible que la requérante indique avoir laissé ses deux filles aînées, non excisées, en Guinée chez une de ses amies ; que le certificat de viol, le certificat médical de son médecin généraliste, le certificat d’excision de Mme B. et celui de non excision de sa fille ne permettent pas d’infirmer cette analyse, de même que le document présenté comme une convocation de son mari au camp Alpha Yaya Diallo ».

France, CNDA, 3 mai 2012, M. M. K., n° 12003008 C+, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 25 : « Considérant, toutefois, en premier lieu, qu’à supposer son lien de parenté avec R. K. établi, ce qui, au demeurant, ne repose sur aucun document, la cour observe qu’il n’a à aucun moment été arrêté ni même inquiété sur ce fondement en 2001, 2008 et 2009 ; qu’en effet, il a fui une première fois son pays par crainte de représailles, avant même d’avoir été directement inquiété ; qu’il évoque une deuxième arrestation en 2008 à la suite de son expulsion des Etats-Unis, nullement fondée sur ce lien de parenté, et mentionne une troisième arrestation en 2009 à son arrivée de Suisse, dont il n’a pas su expliciter les motifs ; qu’enfin, son père et ses demi-frères et sœurs, qui vivent tous en République démocratique du Congo, n’ont pas, selon ses dires, été inquiétés par les autorités depuis 2001 ; que, par suite, aucun élément crédible ne permet de considérer que ce lien de parenté l’exposerait à un risque de persécution ou de menaces graves en cas de retour dans son pays d’origine, onze ans après les faits ayant fondé son premier départ ; Considérant, en deuxième lieu, que les opinions politiques qui lui auraient été imputées en février 2008 en faveur de Laurent Nkunda, chef rebelle tutsi alors à la tête du Congrès national pour la défense du peuple, apparaissent, pour leur part, dépourvues de toute vraisemblance ; qu’en effet, le requérant n’a pas su expliquer les raisons pour lesquelles, alors qu’il était expulsé des Etats-Unis et n’avait jamais eu d’activité ni même de proximité idéologique avec l’armée de M. Nkunda, il aurait été soupçonné d’un tel soutien ; que la circonstance que son père soit originaire de Goma ne peut justifier de tels soupçons ; que l’évocation d’une détention de plusieurs mois, sans interrogatoire ni procédure judiciaire ouverte à son encontre, alors qu’il aurait été accusé d’actions subversives, est dépourvue de tout caractère sérieux ; qu’enfin, ses conditions d’évasion ont été jugées fantaisistes ; que l’attestation d’un co-détenu, du 2 avril 2012 et le mail de son frère du 9 novembre 2011 ne peuvent suffire à infirmer cette appréciation ; […] ; Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que ni les pièces du dossier, ni les déclarations faites en séance publique devant la Cour, ne permettent de tenir pour les faits allégués pour établis et les craintes énoncées pour fondées ».

France, CNDA, 9 mai 2012, M. M. M., n° 10008278 R, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 31 : « Considérant toutefois, que le requérant, hormis quelques notions de base sur la vie politique sous la présidence de Pascal Lissouba, s’est montré sans connaissances concernant le fonctionnement de l’UPADS et n’a pas été en mesure de décrire ses activités propres en tant que militant se bornant à faire valoir une participation à des exactions dépourvue de crédibilité au vu d’un militantisme non avéré ; qu’en admettant qu’il ait été le fils d’un proche de ministres du président Lissouba, il apparaît peu vraisemblable qu’il ait pu sans difficulté infiltrer des cercles d’opposants alors que sa famille aurait dû être notoirement connue pour son soutien au régime ; que ses déclarations sommaires et des productions les contredisant n’ont pas permis de cerner exactement son parcours postérieurement à la chute de Pascal Lissouba, en 1997 ; qu’en particulier ses explications confuses n’ont pas permis de lever la contradiction entre ses déclarations relatives à l’assassinat de son père qu’il situe en 1999 et le certificat de décès produit, du 4 février 2007, qui date la mort du défunt en 2007 ; que les motifs pour lesquels il aurait été libéré six mois après son arrestation en 2008, en échange de services non précisés rendus par le passé, n’ont pas été élucidés, l’intervention alléguée de connaissances, proches de l’ancien régime de Pascal Lissouba paraissant peu crédible dans le contexte prévalant alors dans son pays ; que les actes de décès versés et datés de juin 2007 sont insuffisants pour corroborer ses dires ; qu’ainsi ni les pièces du dossier ni les déclarations faites en séance publique devant la Cour ne permettent de tenir pour établis les faits allégués et pour fondées les craintes énoncées ».

France, CNDA, 21 mai 2012, M. W., n° 08019247 C+, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 15 : « Considérant, toutefois, en premier lieu, que M. W. qui se borne à faire état, à l’appui de son recours et sans aucune autre précision, de la parte, en France, d’un passeport sud-africain « invalide » qui lui aurait été délivré en 1968 et du fait qu’il n’aurait jamais obtenu de passeport namibien, ni un nouveau passeport sud-africain, n’établit ni n’allègue qu’il n’aurait pas acquis la nationalité namibienne, après l’indépendance de la Namibie en 1990 ou après la remise par les autorités sud-africaines de l’enclave de Walvis Bay en 1994 aux autorités namibiennes, ou qu’il aurait conservé la nationalité sud-africaine ; que, dans ces conditions, les craintes de l’intéressé ne doivent être examinées qu’au regard des autorités de la République de Namibie, pays dont il est raisonnable de penser qu’il a la nationalité et où, au surplus et en tout état de cause, il a résidé habituellement ; / Considérant, en deuxième lieu, que M. W. n’a fourni, devant l’OFPRA ou devant la Cour, que des explications particulièrement lacunaires ou non circonstanciées, changeantes ou contradictoires et, par suite, non convaincantes su les circonstances du décès de ses parents en 1966, l’intéressé ayant, dans un premier temps, indiqué que ses parents avaient trouvé la mort lors d’un accident de voiture, et, dans un second temps, allégué qu’ils avaient été victimes « d’un acte de racisme », sans fournir la moindre explication complémentaire sur cette allégation ; qu’il en est de même de ses explications, dépourvues de tout élément circonstancié ou tangible, sur une quelconque proximité avec le Mouvement de résistance afrikaner  ou sur la circonstance, alléguée de façon tardive ou inopinée, selon laquelle il aurait été le « leader d’une organisation clandestine » prônant la défense de la communauté blanche, allégation dénuée de tout élément précis ou sérieux ; qu’enfin, il en est de même de ses explications, tout aussi tardives ou inopinées et dépourvues de tout élément factuel, personnalisé et crédible, tant sur les circonstances dans lesquelles il aurait été arrêté et accusé à tort du meurtre d’une personne appartenant à la communauté noire, puis libéré après avoir mené une grève de la faim durant trois semaines que sir les menaces de mort dont il aurait fait l’objet de la part des autorités de police namibiennes ». V. aussi sur l’usage du certificat médicalcontre le requérant : « Considérant, en dernier lieu, d’une part, que la Cour ne peut que relever que M. W. qui a estimé utile de produire devant la Cour une attestation d’un médecin psychiatre en date du 24 août 2009 mentionnant que l’intéressé se déclare « misanthrope, misogyne, raciste et alcoolique », a indiqué sans aucune ambiguïté, tant devant l’OFPRA que devant la Cour, être ouvertement raciste et opposé aux changements politiques qui ont marqué la Namibie depuis l’accession à l’indépendance de ce pays en 1990 et l’accession au pouvoir de la South-West African People’s Organisation (SWAPO), l’intéressé décrivant d’ailleurs ces changements, dans ses écritures, en des termes pour le moins très peu amènes ; que, d’autre part, à supposer que puissent être regardées comme établies les circonstances, alléguées par le requérant là encore de manière particulièrement vague et non circonstanciée, dans lesquelles il aurait été arrêté et gardé à vue à six reprises durant de « courtes périodes » à la suite d’altercations ayant eu lieu dans des bars avec de jeunes partisans de la SWAPO, altercations provoquées par les propos vraisemblablement à connotation raciste tenus publiquement par l’intéressé, il ne résulte pas de l’instruction que les agissements des autorités namibiennes à son encontre n’aient pas été justifiés par les nécessités de la répression de l’expression d’opinions racistes ou incitant à la haine raciale, telles qu’elles résultent notamment de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale du 21 décembre 1965, en particulier des stipulations précitées de son article 4 – convention que la Namibie a ratifiée –, ni que les mesures prises à l’encontre de M. W. (plusieurs arrestations et gardes à vue de courte durée) aient revêtu un caractère disproportionné par rapport à cette répression légitime ou, à tout le moins, à la nécessaire protection de l’ordre public ; qu’en particulier, M. W. n’invoque que des gardes à vue durant de « courtes périodes », sans alléguer que ces mesures privatives de liberté auraient revêtu un caractère systématique ou discriminatoire ou que leur durée aurait été arbitraire ou contraire au délai légal de 48 heures prévu par l’article 52 du code de procédure criminelle namibien et, en outre, sans alléguer au demeurant avoir fait l’objet de poursuites judiciaires à raison de la nature de ses propos et pour « outrage », la loi namibienne n’incriminant pas spécifiquement, à l’époque des faits allégués, les discours racistes, ni a fortiori de sanctions pénales, poursuites et sanctions qui auraient revêtu un caractère disproportionné ; qu’il suit de là que les agissements des autorités namibiennes à l’encontre de M. W., à les supposer établies, ne sauraient être qualifiées de persécutions au sens et pour l’application des stipulations précitées du 2 du A de l’article 1erde la convention de Genève du 28 juillet 1951 ».

France, CNDA, 22 mai 2012, M. C., n° 12004529 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 143 : « Considérant, cependant, qu’il résulte de l’instruction que les faits allégués ne peuvent être tenus pour établis et les craintes énoncées pour fondées, ni au regard des dispositions de l’article 1er A 2 suscité de la convention de Genève, visé à l’article L. 711-1 du CESEDA, ni au regard des dispositions de l’article L. 712-1 du même code ; que, notamment, l’engagement politique de l’intéressé demeure sujet à caution ; qu’en effet, invité par la Cour à décrire les raisons de son militantisme au sein, particulièrement, du K.K.P., et ses actions concrètes en faveur de cette formation politique, ses déclarations se sont révélées très succinctes et, par suite, peu convaincantes ; qu’il n’a pas su expliquer de manière précise et pertinente les buts de ce parti et, plus généralement, l’idéologie communiste ; qu’il s’ensuit que les persécutions alléguées par le requérant et qui auraient eu son militantisme comme fondement apparaissent dénuées de crédibilité ; que cette analyse résulte également de ses propos tenus lors de l’audience relatifs aux mauvais traitements invoqués, qui n’ont pas suffi à conférer à ces évènements le caractère de situations vécues eu égard à leur description schématique et leur manque de précision personnalisée ; qu’il en est ainsi, notamment, des gardes à vues dont il aurait fait l’objet et des circonstances dans lesquelles il aurait échappé à une arrestation vers le 15 août 2010 ; que ces faits n’étant pas apparus sérieux à la Cour, les recherches dont il ferait l’objet dans son pays de la part des autorités, en raison de sa fuite, sont dès lors dépourvues de plausibilité ; qu’enfin, à supposer avérées les discriminations alléguées par le requérant liées à son origine kurde, lors de sa scolarité et de son service militaire, ces éléments, au demeurant faiblement argumentés, ne sauraient constituer le fondement de craintes actuelles d’être exposé à de persécutions, au sens des stipulations de l’article 1er A 2 de la convention de Genève, ou des traitements inhumains ou dégradants au sens des dispositions de l’article L. 712-1 du CESEDA ».

France, CNDA, 29 mai 2012, M. M. H. H., n° 12004713 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 54 : « si les déclarations du requérant faites en audience publique devant la Cour permettent de tenir pour établie l’appartenance du requérant à la communauté copte, et si son récit s’inscrit dans un contexte avéré de discriminations et de persécutions à l’égard des chrétiens d’Égypte, l’évocation de l’origine des persécutions dont il aurait été la cible par des salafistes est cependant restée imprécise, tout comme les conditions dans lesquelles une procédure judiciaire aurait été engagée à son encontre, ainsi que l’acharnement dont il aurait pu faire l’objet de la part d’extrémistes musulmans ; qu’il est ainsi peu crédible que, après l’avoir accusé de violences sur une femme musulmane, les salafistes aient voulu l’obliger à l’épouser ; qu’en outre, ses déclarations n’ont pas permis à la Cour de comprendre les circonstances dans lesquelles, et ce alors même qu’il a indiqué être inculpé pour atteinte à la sûreté de l’État, il aurait été libéré, sans être placé sous contrôle judiciaire ; que, d’ailleurs, et malgré des études à la faculté de droit, le requérant n’a pas été en mesure d’expliquer pourquoi, alors que la procédure à son encontre aurait fait l’objet d’un non lieu, son affaire aurait été transmise à la Sûreté ; qu’en particulier, les rapports d’enquête et le jugement daté du 10 janvier 2011, qui ne comportent aucune référence textuelle leur conférant une force exécutoire, ne permettent pas d’infirmer l’analyse de la Cour ; qu’il résulte de ce qui précède que les faits n’étant pas établis ».

France, CNDA, 5 juin 2012, M. A., n° 11010533 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 143 : « Considérant, toutefois, que le caractère général et lacunaire de ses déclarations sur ses connaissances au sujet de l’idéologie du BNP et de ses activités apparaît être en contradiction avec le niveau allégué de son engagement au sein dudit parti ; que ses propos ont varié au cours de la procédure sur la chronologie des évènements et notamment sur son agression et les affaires controuvées dans lesquelles il aurait été impliqué ; qu’interrogé en audience publique devant la Cour sur les noms des membres du BNP impliqués dans les affaires controuvées où il a allégué être impliqué, il a donné les noms des personnes figurant dans la liste des témoins, contredisant ainsi les informations contenues dans les pièces judiciaires qu’il a produites ; que cette circonstance achève d’ôter toute crédibilité aux assertions du requérant ; que les documents judiciaires présentés comme les pièces de procédures relatives aux deux affaires de meurtre du 20 octobre 2005 et du 3 août 2010 ainsi qu’à l’affaire de possession illégale d’armes du 10 aout 2010 initiées contre lui, ne présentent pas de garanties d’authenticité et ne sauraient dès lors confirmer la véracité de ses allégations ».

France, CNDA, 22 juin 2012, Mlle I., n° 11031805 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 142 : « Considérant, toutefois, que les propos particulièrement vagues et non circonstanciés de la requérante ne permettent pas de tenir pour établies les tentatives d’excision et de mariage forcé auxquelles elle aurait été exposée au Nigéria ; que ses déclarations sommaires et non personnalisées relatives à son refus de se prostituer en France n’ont nullement emporté la conviction de la Cour et ne permettent pas de croire que l’intéressée s’est véritablement distanciée de son réseau de prostitution en France ; que la production à l’audience d’un document présenté comme étant un récépissé d’une déclaration faite à la police française le 24 avril 2012 relative à la dénonciation des faits de proxénétisme, dont les anomalies grossières trahissent le défaut d’authenticité, ne justifient pas la réouverture de l’instruction ».

France, CNDA, 29 juin 2012, M. M. A. S., n° 11016913 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 29 : « Considérant que les déclarations précises et circonstanciées de M. M. A. S. concernant ses activités au sein d’une organisation non gouvernementale (ONG) oeuvrant en faveur de la défense des droits des femmes au Bangladesh et les motivations à l’origine de son engagement, ont permis de tenir pour établi son militantisme actif en la matière et son souci de combattre des pratiques patriarcales et fondamentalistes confinant la femme dans un statut social inférieur ; qu’il a également été en mesure d’apporter des explications concrètes sur le fonctionnement et le financement de la cellule locale qu’il dirigeait, démontrant que, eu égard à sa position de coordinateur, il était exposé au fondamentalisme religieux régnant dans sa localité ; qu’en outre ses propos, étayés par de nombreux exemples conférant au récit le caractère d’une expérience vécue, permettent de considérer pour avéré que M. M. A. S. était régulièrement victime de menaces et d’agressions lorsqu’il menait des actions de terrain en faveur des femmes victimes de violences liées à l’extrémisme musulman ; qu’il apparaît crédible dans ce contexte qu’il ait été déclaré ennemi de l’Islam par le chef religieux de son quartier ; que, par suite, M. M. A. S., qui a exposé à l’audience son engagement et ses convictions, doit être regardé, compte tenu de la teneur même des sujets qu’il abordait dans le cadre de ses activités sociales en faveur d’une éducation des femmes et visant à lutter contre une vision trop traditionnelle de la religion musulmane, et en étant conscient des risques qu’il prenait dans ce cadre, comme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ; qu’il peut dès lors prétendre à la qualité de réfugié sur le fondement des dispositions précitées relatives à l’asile constitutionnel ».

France, CNDA, 2 juillet 2012, M. C., n° 12008517 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 75 : « la Cour n’a, toutefois, pas pu conclure aux activités professionnelles qu’il soutient avoir personnellement accomplies en son sein, celles-ci ayant été rapportées en des termes généraux et succincts et les documents présentés comme son contrat de travail et sa carte professionnelle n’offrant pas de garanties d’authenticité suffisantes ; que les déclarations évasives et peu personnalisées du requérant n’ont pas davantage permis de tenir pour établi son enlèvement par les Talibans en mai 2007, la description de ses ravisseurs et de son lieu de détention n’ayant été assortie d’aucun développement convaincant et les circonstances de son évasion étant apparues peu réalistes ; que, si les représailles des autorités afghanes perdent en conséquence leur vraisemblance, leur récit, qui est apparu fluctuant, schématique et peu crédible, ne permet au demeurant pas de les tenir pour établies ; que les trois documents datés du 13 mai 2007 et du 5 juin 2007 présentés comme émanant des autorités afghanes n’offrent pas toutes les garanties d’authenticité suffisantes et, par suite, ne permettent pas de modifier cette appréciation, non plus que les attestations dépourvues de valeur probante établies par une autorité du village du requérant et par certains de ses voisins ; que, dès lors, les craintes énoncées à raison d’opinions politiques imputées n’ayant pu être considérées comme fondées, M. C. ne peut prétendre à la qualité de réfugié ».

France, CNDA, 16 juillet 2012, Mlle L., n° 12000377 R, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 149 : « Considérant, toutefois, qu’en admettant même que le courrier des autorités ukrainiennes daté du 5 juillet 2010 informant sa mère de leur refus de réhabiliter son aïeul puisse être considéré comme un fait nouveau et établi, il ne résulte pas de l’instruction que cet élément soit susceptible de justifier les craintes de Mlle L. dans le cas d’un retour dans son pays d’origine ; qu’en particulier, la requérante n’a fourni, devant l’OFPRA ou devant la Cour et, notamment, lors de l’audience publique, aucune explication précise ou circonstanciée, sérieuse et tangible sur les motifs pour lesquels elle serait considérée par les autorités ukrainiennes, à raison de ce refus de réhabilitation, comme étant un « ennemi du peuple » ; qu’en outre, ses déclarations tant sur sa conversion au judaïsme que sur ses craintes alléguées au regard des autorités ukrainiennes à raison de faits de collaboration de son grand-père avec les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale sont apparues particulièrement imprécises, incohérentes et dénuées de toute crédibilité ; qu’il suit de là qu’en l’absence de tout fait nouveau, établi et susceptible de justifier de ses craintes, la demande de réexamen de Mlle L. ne peut qu’être rejetée ».

France, CNDA, 23 juillet 2012, M. G., n° 11016504 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 141 : « Considérant, toutefois que, s’il peut être admis que, du fait de violences subies au cours de son service militaire infligées par d’autres appelés, selon les déclarations du requérant, M. G. a été réformé au mois de juin 2008 et demeure affecté d’un handicap auditif attesté par les documents médicaux produits au dossier, les tortures qu’il aurait subies au cours de son service militaire du fait de son commandant, la vente de journaux pro-kurdes et les contacts avec des membres du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) allégués n’apparaissent pas crédibles, l’intéressé n’ayant revendiqué aucun engagement politique personnel et n’exprimant au demeurant pas de motivation particulière au sujet de la cause kurde ; que la seule explication donnée à l’audience de son origine kurde est apparue peu convaincante en considération du risque qu’il aurait consciemment pris et du handicap auditif dont il restait atteint ; qu’en particulier, l’indication donnée par l’intéressé qu’il ne connaissait rien de la personne qui lui aurait remis les journaux ne fait que renforcer cette appréciation ; que dès lors, les persécutions qui en seraient résultées et les menaces qui s’ensuivraient pour lui en cas de retour en Turquie ne sont pas établies ».

France, CNDA, 29 août 2012, M. H., n° 11029836 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 34 : « Considérant, toutefois, et en premier lieu, que si le requérant fait état de l’ostracisme de la population albanaise à la suite des activités de l’un de ses oncles au profit des serbes, il ne fait pas mention de persécution ou de menaces graves l’ayant personnellement visé sur ce fondement, au cours des années 2000, alors même qu’il est demeuré dans son village durant toutes ces années ; qu’en effet, s’il évoque la publication d’un article de presse en 2007 ayant provoqué son départ en Hongrie, il est demeuré imprécis sur les effets directs de cette parution à son encontre ; que cet article ne peut, au demeurant, nullement être considéré comme menaçant, eu égard à son contenu ; que la condamnation à mort dont il allègue avoir été victime de la part de l’AKSh, fondée sur la lettre de cette organisation du 28 septembre 2009, apparaît dépourvue de crédibilité eu égard à son profil et aux termes de ce courrier ; qu’enfin, la cour observe que son père, dont le frère a été accusé de collaboration avec les Serbes, est demeuré vivre au Kosovo ; […] ; Considérant, en troisième lieu, que son militantisme politique, s’il peut être tenu pour établi aux termes de propos convaincants et des attestations produites, n’est pas à l’origine de son départ du Kosovo, ayant pris fin en 2007 ; que s’il évoque une procédure controuvée en avril 2005, destinée à nuire gravement à sa carrière politique, il résulte de ses déclarations qu’il a reçu l’appui de son parti et des autorités internationales, provoquant l’abandon des poursuites criminelles à son encontre et la condamnation des policiers à l’origine des fausses accusations, comme en attestent le rapport d’enquête de 2005 et la décision de justice du 31 mars 2006 ; Considérant, dès lors, que les certificats médicaux produits en 2010 et 2012, les articles de presse, notamment des 3 avril, 22 août, 6 et 7 novembre 2011, relatifs à la situation générale prévalant au Kosovo, les attestations du nouveau parti bosniaque et de la fondation pour la protection, la promotion et le développement des droits humains des minorités du Kosovo, du vice- président de la commune de Pecs, du 4 janvier 2012, et de l’imam de Vitomitica, les documents relatifs à l’octroi, au Luxembourg, du statut de réfugié à sa belle-famille, son dossier de demande d’asile au Luxembourg et le témoignage de son beau-père, ne sont pas de nature à remettre en cause l’appréciation portée par la cour sur l’absence, pour le requérant, de crainte fondée, actuelle et personnelle de persécution ou d’être exposé à des menaces graves en cas de retour au Kosovo ».

France, CNDA, 10 septembre 2012, M. S., n° 12006411 C+, in CNDA,Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 124 : [Entendu en séance publique, le demandeur a maintenu, par des propos peu crédibles et non argumentés, compte tenu des éléments relevés avant qu’il n’était pas retourné en Macédoine et ne s’y était pas fait délivrer un passeport. Toutefois, il n’a produit aucun élément sérieux et déterminant » permettant de penser qu’un tiers aurait commis un acte de malveillance à son encontre en se faisant délivrer un passeport à son nom. Enfin, il n’a « produit aucun élément crédible et pertinent permettant de tenir pour établi qu’il serait toujours exposé à dans persécutions en cas de retour en Macédoine. D’où cessation]

France, CNDA, 4 octobre 2012, M. B., n° 12001926 C, in CNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 139 : « Considérant en deuxième lieu, qu’à supposer même que le requérant ait appartenu à une communauté religieuse non traditionnelle, la cour observe qu’il n’a pas été inculpé sur ce fondement et que la procédure alléguée à son encontre en 2003 visait la détention de drogue ; que par ailleurs, cette procédure, au demeurant qui n’est étayée par aucun document judiciaire, à la supposer réelle et fallacieuse, est close depuis mai 2004, le requérant ayant selon ses dires, été condamné à un an de prison avec sursis en mai 2003 ; que les démarches réalisées en 2006 afin de régler sa situation judiciaire et les difficultés rencontrées à ce titre, ne sont dès lors, pas crédibles ; que l’assignation à résidence du 4 mai 2006 et la convocation policière pour le 8 mai 2006 produites à l’appui de ses allégations, dépourvues de garanties suffisantes d’authenticité, ne sont pas de nature à remettre en cause cette appréciation ; Considérant en troisième lieu que la production d’un passeport intérieur délivré le 17 septembre 2003, soit à une date où, d’une part il a affirmé être à l’extérieur de son pays d’origine, et où, d’autre part, il a déclaré être sous le coup d’une condamnation pénale, jette un doute sérieux tant sur son lieu de résidence à cette date que sur les persécutions alléguées ; que de même et surtout, la production, par l’intéressé, d’un passeport extérieur délivré le 12 mars 2006 montre qu’il s’est adressé aux autorités russes avant son départ du pays à une date où il se prétend pourtant soupçonné de liens avec les milieux religieux extrémistes ; qu’enfin, les déclarations du requérant selon lesquelles il a voyagé par avion depuis le Kazakhstan jusqu’en République Tchèque, via la capitale de la Fédération de Russie où il soutient qu’il venait de se soustraire à une convocation policière, tend à discréditer ses propos selon lesquels il était l’objet de recherches et de procédures de la part des autorités russes ; […] ; que le témoignage de son cousin, reconnu réfugié en République Tchèque et qui n’a pas assisté aux évènements invoqués au Daghestan, est dépourvu de force probante quant aux faits qu’il relate ».

France, CNDA, 24 octobre 2012, M. D., n° 10011673 C, in CNDA,Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 137 :« qu’il résulte de l’instruction comme des déclarations du requérant que les faits allégués ne sauraient être tenus pour établis ; que, notamment, en dépit d’un départ supposé de son pays à une date proche de celle à laquelle ont été organisées les élections législatives de décembre 2008, le requérant n’a su expliquer la raison pour laquelle il n’a produit au soutien de sa demande aucun document d’identité probant – le certificat de nationalité daté du 12 octobre 2008, dépourvu de garanties d’authenticité, et la carte d’adhérent à une organisation hindoue du 10 septembre 2004 étant insuffisants à cet égard – telle qu’une carte d’identité, document délivré précisément en vue des élections et dont tous les adultes seraient actuellement en possession ainsi qu’il résulte du rapport de la mission menée conjointement par la Cour et l’OFPRA en novembre 2010 ; […] » ; le demandeur « n’a su expliquer la raison pour laquelle cette notoriété locale n’aurait eu, a contrario, aucune conséquence positive, si ce n’est semble-t-il […] ». De même, il « n’a pu évoquer les actions qu’auraient entreprises le BHBCOP, dont il affirme avoir été élu secrétaire à la propagande, afin de protéger dans ce contexte les membres de la communauté hindoue ». « qu’enfin, si le requérant soutient avoir été condamné le 16 février 2011, soit il y a vingt mois, à une peine de douze ans d’emprisonnement assortis de travaux forcés et d’une amende de 36 000 takas pour l’affaire de viol de novembre 2008, il est constant que la Cour n’a eu connaissance de cet élément que par l’unique production, à peine une semaine avant l’audience, d’une lettre de son avocat bangladais datée du 20 juillet 2012 et du jugement du 16 février 2011, lesquels n’ont été accompagnés d’aucun mémoire ni aucune explication écrite de quelque nature que ce soit de la part du requérant ou de son conseil ; que, de même, tant l’état de la procédure pour meurtre dans laquelle aurait été impliqué le requérant peu après son départ que les moyens mis en œuvre pour tenter de faire valoir ses droits devant la justice de son pays dans cette affaire n’ont fait l’objet d’aucune déclaration particulière de sa part en dépit de la gravité de l’accusation proférée ; que la lettre de son avocat bangladais ainsi que l’attestation délivrée par le BHBCOP le 10 avril 2012 s’avèrent, eu égard aux termes brefs et stéréotypés employés, dénuées de toute valeur probante ; que le jugement de condamnation, au demeurant dépourvu de garanties d’authenticité, ne saurait corroborer la réalité des allégations du requérant en l’absence du moindre propos personnel et étayé de sa part ; que les deux certificats de sortie d’hôpital délivrés à l’intéressé et à son père les 17 et 21 juillet 2005 ne sauraient davantage démontrer que leurs prises en charge respectives se seraient inscrites dans le contexte allégué de persécutions ; que les article tirés de L’Ouvrage Jolangi, non daté, et des Syhlet Bani et Sylhet Dak des 25 septembre 2006 et 17 juin 2009, et les diverses photographies produites au dossier demeurent insuffisants pour infirmer la présente analyse »

France, CNDA, 26 octobre 2012, M. L. B., n° 12013430 C, in CNDA,Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 136 : son interpellation et le fait qu’il ait été accusé et incarcéré n’ont pas emporté la conviction de la Cour. « que la relation qu’il a faite, notamment, de la distribution des locaux, de la vie quotidienne et du règlement intérieur du CPRK ne reflète pas une connaissance intime de cet établissement pénitentiaire où il prétend avoir été incarcéré durant plusieurs mois ; qu’en outre, les attestations versées au dossier émanant de deux compatriotes reconnus réfugiés, lesquels prétendent avoir été des compagnons de détention en 2009, sont rédigées en des termes qui ne permettent pas de les regarder comme étant des témoignages spontanés susceptibles, en l’espèce, de pouvoir infirmer cette analyse ; que, par ailleurs, l’évocation de généralités, citées par l’intéressé et reprises in extenso dans son recours, tirées d’un extrait d’une publication présentée comme étant un communiqué de presse (n° 110/FBCP/CEI/2010) en date du 31 mars 2010 émanant de la Fondation B. Clinton pour la Paix (FBCP), et décrivant les conditions de détention au CPRK, peut d’autant moins témoigner d’une situation personnellement vécue, qu’il résulte de la consultation du site officiel, accessible au grand public, de la William J. Clinton Foundation, que de nombreuses sollicitations frauduleuses prétendant émaner de la fondation Clinton ou y être associées sont diffusées sur Internet et qu’au nombre de celles-ci, certains individus, dont l’un se présente sous l’identité de « Emmanuel A. Cole », usurpent en publiant des courriels la qualité de cette institution pour lancer en République démocratique du Congo une campagne sous le pseudonyme de Fondation B. Clinton pour la Paix (FBCP) ».

France, CNDA, 8 novembre 2012, M. Y. alias R., n° 11022304 C, inCNDA, Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 113 Concernant ici le caractère contraint de ses activités contraires aux buts et principes des Nations Unies : « compte tenu de la nature des fonctions exercées et de l’importance des responsabilités conférées au requérant, ses affirmations selon lesquelles il n’a apporté qu’une aide humanitaire aux combattants d’Itchkérie ne peuvent être tenus pour sincères et traduisent sa volonté de dissimuler la nature réelle de ses actes ; que la déclaration selon laquelle il aurait été contraint sous la menace de poursuivre ses activités alors qu’il avait tenté de se désengager après la prise d’otages de Doubrovka en octobre 2002 n’est pas crédible compte tenu des éléments précédents [ ?] ». Il a donc participé en toute connaissance de cause à la réalisation d’actes terroristes et doit être exclu.

France, CNDA, 16 novembre 2012, M. C., n° 09022953 C, in CNDA,Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 133 : « Considérant, toutefois, que les déclarations du requérant faites tant devant l’O.F.P.R.A. que devant la Cour sont apparues inconsistantes au sujet de son vécu de quarante et une années en R.P.D.C. ; qu’ainsi, il est apparu improbable qu’il ait pu, dans un État aussi totalitaire, être livré à lui-même en pleine décennie 1970 à la suite du décès de ses parents, sans être pris en charge par les services administratifs alors qu’il n’indique à aucun moment que sa famille aurait présenté un profil d’ennemis de classe à même, éventuellement, d’expliquer cette forme d’abandon ; qu’il est tout aussi invraisemblable que dans un système communiste tel que celui prévalant en R.P.D.C., caractérisé en l’occurrence par une extrême hiérarchisation et ségrégation sociales, et par la fidélité au fondateur du pays, Kim Il-sung, il ait pu être nommé, sans aucune qualification particulière, une dizaine d’années après son arrivée, à la tête d’une équipe d’employés dans la ferme collective dans laquelle il aurait débuté son travail vers l’âge de vingt ans ; qu’il n’a d’ailleurs su décrire ni ses fonctions précises, ni ses tâches quotidiennes, ni la façon dont la production était distribuée ou gérée au sein de cette ferme d’État, ni évoquer de manière étayée et circonstanciée les régulières périodes de disette, voire de famine, ayant touché le pays, qu’il a nécessairement dû connaître et qu’il affirme même avoir connues dès les années 1970 ; […], il est constant que ses dires relatifs à son quotidien carcéral, pour le moins changeants entre ses versions écrites et orales faites tant devant l’O.F.P.R.A. que devant la Cour, et dénués de toute précision sérieuse au sujet de l’endoctrinement ou des tortures qu’il allègue pourtant, à l’appui de son recours, avoir endurés de manière répétée, ne sauraient refléter de la sorte une situation personnellement vécue et caractéristique du système concentrationnaire nord-coréen ; que les circonstances de son évasion supposée, alors qu’il affirme qu’il lui restait à peine deux mois à effectuer avant de recouvrer la liberté, ont fait l’objet de propos rien moins que fantaisistes ; qu’enfin, ses déclarations relatives à son environnement quotidien durant les quarante et une années passées dans ce qu’il affirme être son pays, qu’il s’agisse de son enfance, de la vie politique, des relations sociales, de l’encadrement de la société ou encore de la vie en général, qui se caractérise par un endoctrinement permanent et appelle des réponses quasiment automatiques, précises, circonstanciées et développées, sont demeurées particulièrement insuffisantes ; que, par conséquent, il demeure un doute plus que sérieux sur la nationalité nord-coréenne revendiquée par le requérant ; que, dès lors, les faits ne sauraient être établis ».

France, CNDA, 16 novembre 2012, M. L., n° 12006826 C, in CNDA,Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 134 :« Considérant, toutefois, que le requérant n’a produit devant la Cour aucun document probant permettant de corroborer son identité ou, à tout le moins, son séjour récent dans son pays d’origine, le seul certificat de nationalité délivré le 11 mai 2011 demeurant insuffisant à cet égard, alors qu’il est constant que des cartes d’identité ont été largement émises et délivrées à la population adulte du pays dans l’optique des élections de décembre 2008 ; que l’impossibilité pour l’intéressé de présenter une telle carte devant l’O.F.P.R.A. comme devant la Cour alors qu’il soutient avoir quitté son pays en août 2011, soit presque trois ans après lesdites élections, ne peut qu’être soulignée ; qu’en outre, ses déclarations particulièrement inconsistantes faites devant la Cour au sujet de l’idéologie et du programme défendus par le B.N.P. et ses organisations affiliées, et qui ne sauraient être celles raisonnablement attendues d’une personne revendiquant un engagement familial en faveur de ce parti ainsi qu’une implication et des fonctions politiques personnelles précises, n’ont pas permis de corroborer la réalité de son militantisme ; que par suite, les faits de persécutions relatés, qui découleraient directement de cette implication politique locale, ne sont pas plus établis, d’autant qu’ils se trouvent contredits par les documents transmis par le requérant à la Cour le 23 octobre seulement, lesquels n’ont au demeurant été accompagnés d’aucun écrit explicatif ; qu’ainsi, il ressort de l’examen de ces documents que le requérant aurait été accusé et condamné ultérieurement sur le fondement des article 19 A et F de la loi sur les armes alors qu’il est constant qu’il n’a jamais déclaré être poursuivi sur cette base, mais à la suite de la découverte dans l’établissement professionnel familial d’un sac contenant des stupéfiants, dont il a affirmé à l’audience qu’il faisait environ dix kilogrammes, ce qui apparaît particulièrement peu sérieux ; qu’interrogé au sujet de l’impossibilité qui aurait été la sienne, comme celle de son père, de son frère, ou de l’employé, de remarquer un colis suspect aussi volumineux, il n’a apporté aucune réponse crédible ; qu’en outre, la feuille de remise en liberté, supposément datée du 14 septembre 2009, mentionnant au futur la date du 15 juin 2009 comme celle de première audience, date qui est précisément celle à laquelle aurait été découvert le sac de stupéfiants, apparaît dès lors dépourvue de toute authenticité ; que pour ce qui est des affaires de février, la Cour constate que les deux rapports d’enquêtes font référence à deux reprises à la date de 2012, ce qui ne saurait être vu comme une pure coquille, alors que l’un d’eux est supposé avoir été écrit le 10 octobre 2011, et que les dépositions, comme d’ailleurs les actes d’accusations, mentionnent la survenue des faits litigieux le 28 février 2011, faits que le requérant selon ses déclarations constantes sur ce point, situe au 28 février 2010 ; que par suite, ces documents sont tout aussi dépourvus d’authenticité ; qu’au surplus, les deux mandats d’arrêt, qui font référence à l’article 19 A de la loi sur les armes, ont été émis le 5 août 2010, soit antérieurement à la date à laquelle les faits évoqués par les autres documents seraient survenus ; qu’enfin, il ne peut également qu’être souligné que si le requérant affirme avoir été condamné en avril 2012 à une peine de dix ans d’emprisonnement assortis d’une amende de 50 000 takas dans l’affaire du 15 janvier 2009, il n’a informé la Cour de cette condamnation que le 23 octobre 2012, délai particulièrement long, alors qu’il s’agit d’un élément essentiel de sa demande, délai au sujet duquel il n’a pu apporter aucune explication valable ; qu’au vu de ce qui précède, la lettre de son conseil bangladais datée du 27 septembre 2012, rédigée de façon schématique et stéréotypée, et qui ne fait que reprendre des faits invoqués sans les étayer outre mesure ni préciser quels moyens ont été mis en oeuvre par l’auteur dans la défense des intérêts de son client, ni quelles voies de recours s’offrent à lui, s’avère dénuée de toute force probante et insusceptible de modifier la présente analyse ; que par conséquent, les faits allégués n’étant aucunement établis, les craintes exprimées par M. L. d’être exposé, en cas de retour dans son pays d’origine, à des persécutions, au sens des stipulations de l’article 1er A 2 de la convention de Genève, visé à l’article L. 711-1 du CESEDA, ou à des menaces graves, au sens des stipulations de l’article L. 712-1 du même code, ne sont pas fondées ».

France, CNDA, 11 décembre 2012, M. S. S., n° 12013973 C, in CNDA,Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 132 : « Considérant, toutefois, que M. S. S. est demeuré, tant dans ses écrits que dans ses déclarations orales, imprécis sur la nature des activités qu’aurait eues son père en faveur du J.S.D. ; qu’il n’a pas apporté d’éléments circonstanciés et personnalisés permettant d’établir la réalité des mauvais traitements et des affaires controuvées qui auraient été engagées à son encontre pour ce motif ; qu’à cet égard, il n’a pas su expliquer la raison pour laquelle il aurait été accusé d’un meurtre survenu dans le cadre d’un affrontement bipartisan dans lequel son parti n’était pas impliqué ; que, concernant l’évolution des procédures en question, il n’a apporté aucun élément pertinent et personnalisées malgré la gravité des faits reprochés ; que le premier rapport d’information et le jugement daté du 16 novembre 2009, dépourvus de garanties d’authenticité suffisantes, ne permettent pas d’attester la réalité des faits allégués ; que les attestations et témoignages, non daté pour l’un et datés des 27 juin 2010, 12 mars et 10 juillet 2012 pour les autres et présentés comme émanant de la branche française du J.S.D., d’un responsable du J.S.D.-France, du J.S.D. et d’un compatriote reconnu réfugié statutaire, sont dépourvus de valeur probante en ce qu’ils sont rédigés en des termes convenus n’apportant aucun élément déterminant supplémentaire ; que le certificat de décès du père du requérant, daté du 15 janvier 2009, ne permet pas de connaître l’origine de ce décès ; que, plus généralement, M. S. S. ne fournit pas d’explication convaincante sur les motifs qui auraient conduit les dirigeants d’un ou plusieurs partis opposés à concentrer leurs attaques sur lui, alors qu’il ne constituait pas, de par son profil et son engagement, un adversaire politique redouté devant être combattu, voire éliminé, au moyen de procédures controuvées ; qu’ainsi, les pièces du dossier et les déclarations faites en séance publique devant la Cour ne permettant pas de tenir pour établis les faits allégués, les craintes énoncées […]n’apparaissent pas fondées ».

France, CNDA, 21 décembre 2012, M. S., n° 12012929 C, in CNDA,Contentieux des réfugiés. Jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour nationale du droit d’asile, année 2012, p. 130 : « Considérant, toutefois, qu’en réponse aux questions précises qui lui ont été posées par la Cour, M. S. a tenu des propos élusifs visant manifestement à dissimuler la nature de ses fréquentations et de ses activités ; que ce comportement est de nature à altérer la sincérité de sa demande d’asile », la Cour citant l’instruction, notamment le rapport public du département d’Etat sur les agissements d’une partie à l’affaire ainsi que la Mission européenne pour l’Etat de droit au Kosovo concernant le cousin du demandeur, ce dont il devait découler que le demandeur ne pouvait ignorer que son persécuteur obéissait à son cousin considéré comme l’un des plus importants chefs du crime organisé kosovar faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international ; « qu’à l’évidence, les déclarations de l’intéressé relatives à la vendetta survenue aux dates indiquées entre les différents protagonistes sont dépourvues de toute crédibilité ; qu’ainsi, ni les pièces du dossier ni les déclarations faites en séance publique devant la Cour ne permettent de tenir pour établis les faits tels qu’ils sont allégués ». Donc craintes non fondées

UNHCRBeyond Proof, Credibility Assessment in EU Asylum Systems : Full Report, May 2013

UNHCR, mai 2013, Au-delà de la preuve. Evaluation de la crédibilité dans les systèmes d’asile européens ¾Résumé

Directive 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale (refonte), J.O.U.E.L 180/60, 29 juin 2013

Directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant une protection internationale

France, CNDA, 12 décembre 2013, M. A.B., n° 12012350 : « Considérant en premier lieu qu’il ressort des sources géopolitiques publiquement disponibles que […] ; Considérant, en deuxième lieu, qu’aux termes de l’article 20 alinéa 3 de la Directive 2011/95/UE du Parlement et du Conseil  Européen du 13 décembre 2011, dans le cadre de l’appréciation du bienfondé d’une demande de protection internationale, « les Etats membres tiennent compte de la situation spécifique des personnes vulnérables telles que […]les personnes ayant des troubles mentaux et les personnes qui ont subi des tortures, des viols ou d’autres formes  graves de violence psychologique, physique ou sexuelle » ; qu’en outre, l’avis du haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés relatif à l’évaluation des demandes d’asile de personnes ayant des besoins particuliers de protection de mai 2012, qui se base notamment sur la jurisprudence récente de la Cour européenne des droits de l’homme en la matière, rappelle l’importance de « prendre en considération la vulnérabilité spécifique du requérant, inhérente à sa qualité de demandeur d’asile, du fait de son parcours migratoire et des expériences traumatiques qu’il peut avoir vécues en amont » ; qu’en l’espèce, il ressort du certificat médical délivré au requérant les […]versé au dossier que l’intéressé présente un tableau clinique marqué par des symptômes traumatiques particulièrement importants induisant des troubles psychologiques envahissants, et notamment des épisodes anxio-dépressifs le conduisant au mutisme complet ; qu’en outre, le certificat médical du […]produit au dossier, indique que son état de santé mental rend particulièrement difficile sa présence à l’audience, en raison du risque de décompensation et d’effondrement psychique du requérant face à l’évocation des traumatismes rencontrés par l’intéressé dans son pays d’origine ; Considérant, en troisième lieu, qu’il résulte de tout ce qui précède, que les déclarations du requérant à la fois quant à son parcours personnel au Rwanda, durant la période de la campagne présidentielle en 2010, et quant aux craintes actuelles de persécutions qu’il invoque en cas de retour, apparaissent cohérentes avec le contexte particulier prévalant dans son pays d’origine ; qu’en outre, l’état psychique particulièrement grave du requérant, qui peut éclairer les motifs de son absence à l’audience, doit être pris en compte dans l’appréciation du degré de précision ou de cohérence qui peut être attendu de lui dans le cadre de sa demande d’asile ; que dans ces conditions, les pièces du dossier permettent de tenir pour établie […] ». Octroi

CNDA, 23 décembre 2013, M. M. I., n° 11024877 : « Considérant en premier lieu qu’il ressort des sources géopolitiques publiquement disponibles que […] ; Considérant, en deuxième lieu, qu’aux termes de l’article 20 alinéa 3 de la Directive 2011/95/UE du Parlement et du Conseil  Européen du 13 décembre 2011, dans le cadre de l’appréciation du bienfondé d’une demande de protection internationale, « les Etats membres tiennent compte de la situation spécifique des personnes vulnérables telles que […]les personnes ayant des troubles mentaux et les personnes qui ont subi des tortures, des viols ou d’autres formes  graves de violence psychologique, physique ou sexuelle » ; qu’en outre, l’avis du haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés relatif à l’évaluation des demandes d’asile de personnes ayant des besoins particuliers de protection de mai 2012, qui se base notamment sur la jurisprudence récente de la Cour européenne des droits de l’homme en la matière, rappelle l’importance de « prendre en considération la vulnérabilité spécifique du requérant, inhérente à sa qualité de demandeur d’asile, du fait de son parcours migratoire et des expériences traumatiques qu’il peut avoir vécues en amont » ; qu’en l’espèce, il ressort du certificat médical versé au dossier que l’intéressé présente un tableau clinique marqué par des symptômes post-traumatiques particulièrement importants induisant des difficultés à s’exprimer de manière précise sur les événements vécus dans son pays d’origine ; qu’en outre, ce même certificat indique que son état de santé mental rend particulièrement difficile sa présence à l’audience, et compromet sa capacité à répondre de manière structurée aux questions qui lui sont posées ; qu’enfin, il est apparu clairement à l’audience que le requérant est régulièrement atteint d’hallucinations visuelles, qui lui font craindre d’être poursuivi jusqu’à l’intérieur de la salle d’audience à Mayotte par ses persécuteurs congolais et qui le plongent dans un état d’angoisse important ; Considérant, en troisième lieu, qu’il résulte de tout ce qui précède, que les déclarations du requérant à la fois quant à son parcours personnel dans la région d’Uvira, et quant aux craintes actuelles de persécutions qu’il invoque en cas de retour, apparaissent cohérentes avec le contexte particulier prévalant dans son pays d’origine ; qu’en outre, l’état psychiatrique particulièrement grave du requérant, qui peut éclairer les motifs de sa difficulté à s’exprimer à l’audience, doit être pris en compte dans l’appréciation du degré de précision ou de cohérence qui peut être attendu de lui dans le cadre de sa demande d’asile ; que dans ces conditions, les déclarations du requérant et les pièces du dossier permettent de tenir pour établi […] ». Octroi

Australia: Administrative Appeals Tribuna, Migration & Refugee Division, 12 October 2015, AATA Case No. 1310666, 1310666 (Refugee) [2015] AATA 3524 [Posté blog instruments étatiques, preuve et crédibilité ¾ Ras article camps ¾ Cité base asile : Crainte avec raison ¾ Preuve et crédibilité ¾ Protections complémentaires ¾ Discrimination based on race, nationality, ethnicity | Persecution based on political opinion | Racial / Ethnic persecution | membership of a particular social group of young Tamil men who have either been active in, or are suspected to have been active in the LTTE who, in addition to the grounds above, have escaped to and claimed asylum in a Western Country | Crainte personnelle | Refugee camps | Refugee camps | Tamil]

Doctrine

Didier E., « Torture et mythe de la preuve », Plein Droit, n° 18-19, octobre  1992, pp. 64-68